Otar Iosseliani nous montre la Géorgie dans toute sa splendeur – son histoire, ses fresques, ses chants – et dans toute sa tragédie : la guerre, les ruines et la déraison. Le spectateur verra comment un pays doté d’une telle culture est devenu le terrain de jeu d’hommes en armes. Le cinéaste veut rappeler aux Géorgiens qui ils étaient et les inciter à s’interroger sur les raisons d’une telle déchéance. C’est une tentative de répondre à la question : « Que nous est-il arrivé ? » Il ne s’agit pas seulement d’histoire, mais d’un avertissement : Iosseliani nous invite à nous regarder dans un miroir, un geste parfois très douloureux, mais nécessaire à la guérison.