Si dans ses films précédents l’évasion était joyeuse, ici le réalisateur montre que l’on ne peut jamais se fuir soi-même. La vie humaine est un cycle sans fin : se réveiller, travailler, rentrer chez soi. Chaque lundi matin marque le début de la même monotonie. Nous avons tous un moment où nous voulons tout quitter pour partir à la recherche de la nouveauté. Otar Iosseliani nous dit que l’évasion est nécessaire, ne serait-ce que pour comprendre que le paradis n’est pas dans un autre pays, mais dans votre capacité à voir le monde autrement ; que la liberté ne vous est pas donnée par un point sur la carte, mais par un arrêt momentané dans cette course folle.